Lundi 16 mai 2005
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Nous sommes le 1er avril 2005, dans le dédale constitué des couloirs de l'aéroport international Pierre Eliott Trudeau de Montréal. Il est 19h35 à ma montre soigneusement reglée à l'heure des caribous.
Premier contact avec les Canadiens : le service de l'immigration. Il faut dire que j'appréhendais un peu ce moment. Allaient-ils ressasser mon passé d'ancien mafioso ? découvrir mon implication dans la vente de yaourts périmés aux Indiens Mohawks du Nord du Québec ? remettre au grand jour mes bulletins de notes de CM1 ? Ils avaient mille raisons de me refourger à la frontière. Heureusement, ils ne l'ont pas fait parce que j'avais malencontreusement glissé un billet de 500 dollars dans mon passeport. Et donc finalement, j'ai réussi à obtenir mon permis de travail canadien, un plan de métro (plastifié s'il vous plait), les adresses des pires hôtels de Montréal (ils ont du sentir que les 500 dollars étaient tout ce qu'il me restait en poche), et un pin's parlant TF1. Mais ce sont surtout les paroles de l'officier qui m'ont fait chaud au coeur : "Bienvenue au Canada !".
C'est pile à ce moment que je venais de réaliser que je foulais le sol nord-américain. Les sept heures de décalages ont du influencer mes capacités de réflexions... sans doute. Mais le doute s'est estompé lorsque, en sortant du bureau de l'immigration, j'aperçois un officier de la garde montée du Canada. Admirable. Grandiose. Drolesque. Je me sentais comme une merde, perdue au beau milieu d'un pays grand comme trente fois la France.
Mon frère m'attendais tranquilement derrière la petite porte par laquelle les petits Parisiens débarquaient. Accueil chaleureux, mots de bienvenue, etc. Et là, surprise : une limousine Lincoln (le petit modèle hein, faut pas pousser non plus) nous attendait pour me rentrer à la maison. Et là, un magnifique Montréal by night s'offre à moi. Et là on se dit que c'est vraiment le panard de voyager.
Aller, on sort les bouteilles de vin qui ont survécues au voyage. Il n'y a désormais plus qu'elles qui me relient à la France. Et pour le Canada, tout reste à découvrir...
Par Kestuffou
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Publié dans : Le fil de l'histoire
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Un peu comme "ouf c'a y ait la mouette est bouclée" !