Jeudi 9 juin 2005
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IL est arrivé un beau matin de juin, comme ça, sans prévenir. IL s'est fait bougrement attendre celui-là, je peux vous l'assurer. À la fois par une Nature canadienne, qui ne demandait qu'à s'exprimer enfin et à montrer ce qu'elle sait faire de plus beau, et à la fois par ces sacrés québecois, qui n'en pouvaient plus d'attendre de sortir de leurs souterains (qui n'existent pas). Ils L'attendaient tous, halletant, furetant du coin de l'oeil le moindre signe de sa manifestation annuelle. J'étais loin de me douter que, grâce à Lui, j'allais redécouvrir Montréal sous une ambiance plus latine, plus festive, plus vivante (allez vous ballader, le soir venu, du côté de Crescent : vous comprendrez). C'est, pour ainsi dire, Le compagnon préféré des québecois et des québécoises. Oui, ça y est, cette fois c'est bon : l'été est enfin arrivé.
On m'avait pourtant prévenu, le printemps ne dure qu'une semaine ici. À peine le temps pour les amoureux de faire leurs petites affaires vite fait, bien fait. Car ici, on ne fait pas dans la dentelle avec ces choses là. Nous aurons très certainement l'occasion d'en reparler un de ces jours...
Je suppose, je suppute même, que les Montréalais sont certainement très frustrés pendant l'hiver canadien ô combien légendaire, mais tellement rude. Alors l'été venu, ils se lâchent. C'est à celui qui aura les plus belles tongues, les plus écarlates coups de soleil, les plus fashion paires de lunettes style look années folles. C'est à celui qui portera la plus fleurie des chemises hawaiennes, se badigeonnera la crème solaire de plus fort indice. C'est aussi à celle qui s'habillera le plus légèrement possible, bien entendu, mais ça c'est comme partout. Bref, c'est la plage. Et ils ont bien raison de s'y croire, même si elle est effectivement à 1600 km d'ici.
Car franchement, un été à Montréal sans ces mecs qui se jettent tout habillés dans le lac du Parc Lafontaine, ou ces montréalaises qui lézardent à qui mieux mieux dans le Vieux Montréal, ça aurait été bien plus emmerdant qu'un été à La Baule, plage comprise.
Et le printemps dans tout ça ? Eh bien, on s'en câââlice !
Par Kestuffou
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Publié dans : Le fil de l'histoire
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